Que savoir du DIRCM ?

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DIRCM

Aujourd’hui, les guerres sont monnaie courante et de plus en plus de nouvelles technologies y sont utilisées. Les missiles autoguidés en font notamment partie. Ceux-ci sont d’ailleurs très utilisés, car ils ratent rarement leurs cibles. Pour contrer leurs attaques, le DIRCM a été mis en place. Découvrez ici davantage cette technologie de défense.

La contre-mesure infrarouge : une innovation de défense

De plus en plus de conflits éclatent entre les différents États. Il n’est pas aussi rare que des conflits surviennent dans le processus de lutte contre le terrorisme. Pour s’assurer de mettre toutes les chances de son côté, l’armée utilise les dernières technologies en matière d’armement comme le DIRCM ou contre-mesure infrarouge.

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En réalité, les missiles autoguidés sont réputés pour ne jamais manquer leurs cibles. Ceux-ci sont attirés par la chaleur émise par le réacteur du matériel volant (hélicoptère ou avion de chasse). Pour éviter l’engin explosif, les cibles font usage des leurres qui sont encore plus chauds que le matériel volant lui-même. Dans ce cas, le missile prendra donc en chasse ces leurres en lieu et place de la cible initiale. Si la méthode des leurres a démontré son efficacité, celle-ci n’est pas toujours fiable.

Le DIRMC : principe de fonctionnement

Si les leurres ont longtemps servi de rempart, les évolutions technologiques ont permis de concevoir des missiles qui pouvaient les distinguer de la vraie cible. Cela posait un sérieux problème, car les aéronefs n’allaient plus être épargnés par l’assaut de ces engins explosifs.

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Il était donc question de développer un outil de défense encore plus performant ; d’où la mise au point du Directionnal Infrared Counter Measure (DIRCM). Son principe de fonctionnement diffère de celui d’un leurre. Si celui-ci attirait le missile par la chaleur qu’il dégage, le DIRCM ne fera pas de même.

Le DIRCM utilise plutôt un système sophistiqué pour brouiller la direction du missile. Pour y arriver, il embarque un faisceau de laser qui permet de désorienter l’engin autoguidé. Il cessera ainsi de poursuivre l’aéronef du fait qu’il se trouve aveuglé.

Comme vous l’aurez compris, le DIRCM est une méthode d’autodéfense basée sur l’utilisation d’une source lumineuse. Toutefois, il est important de rappeler que les missiles autoguidés embarquent également une partie photosensible qui se charge de traquer la source de chaleur d’un aéronef.

Pour que la technologie de défense se montre efficace, elle doit avoir une longueur d’onde identique à la longueur d’onde émise par le missile. En plus, l’onde du DIRCM doit être de très bonne qualité afin de se propager uniformément dans l’espace le séparant du missile.

Par ailleurs, doter un aéronef de contre-mesure infrarouge peut être difficile, car le support de base doit être compact, ce qui n’est pas le cas des avions. Jusque-là, la longueur d’onde moyenne fournie par les dispositifs classiques (Quantum Cascade Laser) du marché est comprise entre 4 et 5 micromètres.

Cependant, il est possible de combiner les composants de ces lasers pour accroitre leur puissante et leur portée. Les missiles peuvent donc être évités, préservant ainsi les aéronefs. Grâce à cette technologie, les utilisateurs combattent efficacement et subissent moins de dégâts matériels.