Génie électrique et informatique industrielle : programme et débouchés

4 novembre 2026

Technicien vérifiant une armoire de commande industrielle dans un atelier

Le génie électrique et informatique industrielle (GEII) est une spécialité de BUT, le bachelor universitaire de technologie, préparée en IUT en 3 ans après le bac. Elle forme des techniciens supérieurs capables de concevoir, d’installer et de maintenir des systèmes électriques, électroniques et automatisés. Elle a remplacé l’ancien DUT GEII et se décline en trois parcours à partir de la deuxième année.

Génie électrique et informatique industrielle : que couvre cette spécialité ?

La formation réunit quatre domaines : l’énergie électrique, l’électronique, les automatismes et l’informatique. Un diplômé sait aussi bien câbler une installation triphasée que programmer une carte électronique ou superviser une ligne de production.

L’informatique industrielle a un but précis : piloter des machines et des procédés. Elle relie des capteurs, des automates programmables et des réseaux de communication pour que des équipements produisent, mesurent et se régulent sans intervention manuelle.

Le choix du génie électrique tient donc à son double ancrage, matériel et logiciel. Les compétences communes aux trois parcours sont concevoir un système, vérifier son fonctionnement et mettre en place une stratégie de maintenance.

Carte électronique et capteurs reliés à un ordinateur sur un établi

Le programme du BUT GEII sur trois ans

Le BUT GEII est un diplôme de niveau bac+3, qui confère le grade de licence et 180 crédits ECTS. Une fiche d’IUT indique 2 000 heures d’enseignement, dont 600 heures de projet tutoré, et un stage de 22 à 26 semaines réparti sur la deuxième et la troisième année. Ces volumes varient d’un IUT à l’autre.

Les matières se rangent en grandes familles :

  • électronique et énergie, avec les composants, les circuits et les installations électriques ;
  • automatisme et informatique, avec la programmation, la supervision et la robotique industrielle ;
  • mathématiques et physique, qui servent de socle aux calculs de dimensionnement ;
  • anglais, culture et communication, pour travailler avec des clients et des équipes techniques.

Le programme repose sur les SAÉ, des situations d’apprentissage et d’évaluation : études et réalisations menées avec des industriels, comme un analyseur solaire photovoltaïque, un câblage industriel ou un robot. Ces projets s’appuient sur des équipements réels, par exemple ceux décrits dans la maintenance des PC industriels.

Les trois parcours du BUT GEII : EME, AII et ESE

Le tronc commun occupe la première année. Les étudiants choisissent leur parcours au début de la deuxième année, et chacun développe une compétence propre.

  • Électricité et maîtrise de l’énergie (EME) : installer des systèmes de production, de conversion et de gestion de l’énergie. Les postes visés touchent à la distribution électrique, au photovoltaïque et à l’éolien.
  • Automatisme et informatique industrielle (AII) : intégrer un système de commande et de contrôle dans un procédé industriel, de l’installation à la mise en service.
  • Électronique et systèmes embarqués (ESE) : implanter un système matériel ou logiciel, par exemple une carte électronique pour l’automobile, l’avionique ou la robotique.

Le choix dépend donc du terrain préféré : l’énergie, la ligne de production ou l’objet embarqué. Les trois parcours restent assez proches pour qu’un changement d’orientation reste possible en poursuite d’études.

Installation photovoltaïque et ligne robotisée illustrant les parcours du BUT

Admission en BUT GEII : profil attendu et candidature

La candidature se fait sur Parcoursup. Les profils les plus adaptés viennent du bac technologique STI2D ou du bac général, avec les spécialités mathématiques, physique-chimie et sciences de l’ingénieur. Le numérique et sciences informatiques convient aussi, selon la fiche d’un IUT.

La formation peut se suivre en alternance. Selon les IUT, le contrat commence dès la deuxième année (contrat de deux ans) ou en troisième année (contrat d’un an), voire dès la première année pour certains établissements. Trouver une entreprise d’accueil suppose un dossier soigné, et un CV pour un profil informatique aide à présenter ses projets.

Métiers après un BUT GEII : postes et secteurs

Les diplômés trouvent des postes de technicien supérieur en études ou en recherche et développement, de chargé d’essais, de coordonnateur maintenance, d’automaticien en régulation, de chargé d’affaires ou de dessinateur projeteur. Certains deviennent aussi développeur informatique ou technico-commercial.

Les secteurs sont variés : aéronautique, spatial, électronique, télécommunications, robotique et énergie. L’industrie automobile en fait partie, avec ses besoins en électronique embarquée.

Les profils tournés vers la maintenance travaillent proches des équipes qui gèrent la maintenance d’un parc informatique professionnel, car les équipements industriels sont de plus en plus connectés. Le niveau de salaire de début de carrière dépend du secteur, du parcours et de la région, et il se vérifie sur les enquêtes d’insertion de l’IUT visé.

Poursuivre ses études après un BUT GEII

Le BUT mène à une insertion professionnelle directe à bac+3, mais il ouvre aussi la poursuite d’études. Les fiches d’IUT citent les écoles d’ingénieurs, les masters et les licences professionnelles.

L’entrée en école d’ingénieurs se fait par admission parallèle, parfois en apprentissage. Un master universitaire en électronique, en énergie ou en automatique mène à des postes de conception et de pilotage de projet, avec davantage de responsabilités que le niveau technicien.

Un étudiant qui vise le métier d’ingénieur électricien doit donc prévoir ce palier dès la troisième année : choix du stage, du projet et des dossiers de candidature en école ou en master.

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